A Anaïs Meri

Module 3 / 7

Approche relationnelle et bientraitance

Communication adaptée, validation, diversion, toucher affectif

⏱ 30 min tousterrain

Objectifs

Messages clés

Bienveillance vs bientraitance

Bienveillance (intention)Bientraitance (action)
DéfinitionAttitude de bonne volonté, de sollicitudeDémarche éthique traduite en actions concrètes
CaractéristiqueÉtat d’esprit, posture intérieureAction réfléchie incluant l’écoute de l’autre
Exemple« Vous avez froid, je vais vous apporter une couverture »« Avez-vous besoin d’une couverture ou préférez-vous autre chose ? »
LimitePeut être subjective, présomptueuseExige méthode et respect du choix

On peut être bienveillant sans être bientraitant. La bientraitance intègre la bienveillance et y ajoute le respect du choix de l’autre — y compris ses refus.

Communication de base — entrer en relation

Communication de base — pendant l’interaction

Nommer ses gestes et ses sensations

« Je lave vos cheveux, l’eau est chaude… » « Vous avez du poulet et des carottes, c’est salé et sucré… c’est bon ! » « Ça va serrer un peu votre bras… »

Cela rassure, ancre dans le présent, prévient les réactions de surprise.

Les outils relationnels

Validation

Identifier, reconnaître et permettre l’expression des émotions. C’est l’antidote à la dysrégulation émotionnelle. On cherche à rejoindre la personne dans sa réalité — y compris avec le « mensonge blanc » quand c’est apaisant.

Diversion

Détourner l’attention en l’orientant vers un élément positif relié à l’histoire personnelle. Conversation ou action concrète, significative, qui fait appel aux mémoires préservées. Validation et diversion vont ensemble.

L’occupationnel

L’ennui et le manque d’activités sont des causes fréquentes des SCPD. Environ 50 % du temps, une personne atteinte d’Alzheimer ne fait rien (Casey et al., 2014). Occuper, c’est prévenir.

Stratégie décisionnelle

Mode de communication utile en cas de résistance : on laisse l’opportunité de dire oui ou non.

Écoute active adaptée

Rétroaction positive : « Vous avez raison », « Ça, je comprends », « Vous êtes bon·ne ». À éviter en présence de démence vasculaire avec aphasie ou de déficits cognitifs légers.

Toucher affectif

Communiquer par le toucher affection, réconfort, tendresse. Plus les déficits cognitifs sont graves, plus le toucher affectif devient un outil majeur. Prise pouce plutôt que prise du poignet — moins contraignant.

L’humour

Facilite le lien, détend l’atmosphère. À adapter à la personne — certaines ne réagiront pas bien. La nature de la relation est le seul guide.

Méthode discontinue

Technique utilisée quand un soin dure plus de 5 minutes : pauses régulières pour prévenir l’escalade.

Adapter l’environnement

Trouver l’équilibre entre surstimulation et sous-stimulation — diminuer ou augmenter les stimuli selon le moment et la personne.

À retenir

  1. La bientraitance exige des actions adaptées, pas seulement une bonne intention.
  2. Règles de communication : dignité, permission, lenteur, simplicité, non-verbal.
  3. Validation + diversion + occupationnel = prévention naturelle des SCPD.
  4. Toucher affectif : plus les mots s’effacent, plus il devient central.

🎯 Valider mes acquis

Un quiz accompagne ce module — 6 questions avec rationale clinique.

Lancer le quiz

Source : Sandra Ritchie / OPUS-AP-PEPS ; CEVQ ; Jérôme Gauvin-Lepage, OIIQ.