Le terme « agitation » recouvre énormément de réalités ; chacun peut l’interpréter différemment. Résultat : des interventions totalement différentes pour le même mot. Une description objective :
À éviter : « L’usager est agité toute la journée. »
Adéquat : « Mme X fait des allers-retours en se frappant dans les mains pendant près d’une heure entre 10 h et 11 h et entre 15 h et 16 h. Elle crie chaque fois qu’elle croise quelqu’un. Elle jette le verre d’eau au sol et lance le biscuit offert. »
À quel moment de la journée se manifeste-t-il ? Matin, après-midi, soir, nuit ? Lors de quelle activité ? Douche, bain, changement de culotte, prise de médication, prise des signes vitaux ? Y a-t-il un moment où le comportement est absent ou plus fréquent ?
Dans la chambre ? Dans les aires communes (salon, salle à manger, corridor) ? Dans la salle d’eau ?
Avec qui le comportement survient-il le plus souvent ? Le moins souvent ? En présence d’intervenant·e·s en particulier ? Des proches ? D’autres usagers ? Y a-t-il des signes précurseurs ?
| À éviter | Exemple | Amélioration |
|---|---|---|
| « L’usager délire. » | « L’usager croit qu’on empoisonne sa nourriture » (vrai délire paranoïde) | |
| « L’usager veut retourner souper avec sa mère » (retour aux mémoires anciennes, pas un délire) | ||
| « L’usager hallucine. » | « L’usager voit des enfants rire dans sa chambre » (vraie hallucination) | |
| « L’usager demande où sont partis les enfants » (plutôt lié à des pertes mnésiques) | ||
| « L’usager est déprimé. » | « L’usager pleure et dit vouloir mourir car sa vie n’a plus de sens » (vrais symptômes dépressifs) | |
| « L’usager pleure parce qu’il pense que sa fille a été tuée » (secondaire à des symptômes psychotiques) |
Avant de conclure à un SCPD « pur », identifier un problème de santé qui pourrait expliquer le comportement :
Le médecin peut demander des examens complémentaires si nécessaire (delirium, infection, etc.).